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Distance : 17,1 Km

Dénivelé : 479 m









Le programme

  • Rendez-vous à 7h30 à SOPPE LE HAUT devant le Foyer
  • Départ en voiture à 7h40 précises vers Oberlarg où nous stationnerons sur le parking de la mairie (près de l'église)
  • Départ de la marche à 9h vers la source de la Largue (passage d'un gué), le Senniwald, les Verreries, le Pfaffenloch, le Petit Kohlberg pour rejoindre la maison Saint Bernard à Lucelle où nous faisons la pause déjeuner
  • Retour à Oberlarg par le Sentier des 3 pays, la ferme des Ebourbettes, le rocher de la Sorcière et le château de Morimont

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Le compte-rendu

19 au départ du parking de la mairie à Oberlarg sous un paysage légèrement enneigé.

Après le passage d’un gué, situé tout de suite à la sortie du village d’Oberlarg, nous amorçons la montée régulière mais constante du Sennwald.

Arrivés sur les hauteurs, nous décidons de tourner à gauche au lieu d’aller vers les Verreries. Effectivement le chemin est idéal et nous apprécions une superbe vue sur les montagnes et la verrerie plus bas.

Pour notre pause goûter, nous rejoignons un abri avec bancs et table à notre disposition. Le réconfort nous fait du bien et nous redonne des forces surtout à Christophe qui visiblement en avait besoin (bärawecka, brioche, chocolat, café.…)

Quelques gouttes de pluie, quelques flocons de neige, nous apercevons des chevreuils au bord de la forêt.

Nous poursuivons notre périple, vers la Maison Saint Bernard pour faire notre pause déjeuner. Repas agréable, nous échangeons quelques paroles avec le chanoine du coin qui se propose pour le « mariage » de Christophe et Audrey. Christian apprécie qu’il veuille nous mettre le caveau à disposition.

Après un moment bien agréable au chaud, il faut se décider à repartir vers Oberlarg par le sentier des 3 pays.

Les chemins sont légèrement boueux par endroit, mais praticables sans problèmes. Et lorsque nous abordons des montées un peu périlleuses une équipe masculine se porte volontaire pour nous tendre les mains et nous rattraper si nous avons le malheur de déraper.

Nous arrivons aux abords du Château de Morimont, et le groupe se sépare en deux. Les plus téméraires vont visiter les ruines du Château et les autres se planquent autour d’un panneau de signalisation. Un petit repos bien mérité car les kms se font sentir. Le « nouveau », Gilbert, à même tendance à carrément s’endormir.

Ça y est, nous rejoignons le village le long de la route, et chapeau avec Arthur comme « voiture balai » pas de problèmes de discipline. Tout le monde marche correctement à la file indienne sur le côté de la route. Mais je pense que l’énergie commence à manquer et la fatigue à se faire sentir.

Nous nous séparons sur le coup de 18 hres, après avoir fait des pronostics sur les kms absorbés. Daniel, Jacqueline, Christiane ont 19kms et quelques sur leur podomètre. Marc est septique, reste à vérifier…..

Quelques infos culturelles

OBERLARG : de l’allemand ober : sur et du nom de la rivière : la Largue ; altitude : 520m

Les grottes du massif boisé sont occupées dès l’ère préhistorique. En 1243, le village est dénommé Larga, éponyme de la rivière.

A voir :

Eglise St Martin : Ce sanctuaire a été reconstruit en 1745, et la tour clocher a remplacé un campanile à bulle en 1930. La paroisse est rattachée au doyenné de Ferrette en 1802.

Armoiries : ce sont les armoiries des barons de Morimont et de Belfort.

Maison du Régisseur : Elle fut construite en 1717 par Jean Baptiste Rayber, originaire de Masevaux, bailli du comté de Morimont . Cette maison était situé à proximité de la grange dîmière et fut rénovée en 1767.

Vierge de l'immaculée conception (1746) : Elle est située au sommet de la côte, entre Oberlarg et Winkel, qui sépare le bassin de la Largue de celui de l’Ill. La Vierge, debout sur un globe, écrase la tête du serpent. A l'origine, elle était placée sur la fontaine de l'abbaye de Lucelle. Durant la révolution, pour la préserver de la destruction ou des pilleurs, la statue est transférée et cachée à Oberlarg.

Démographie : année: 1999: 143 habitants ; 150 hab. en 2004

LA LARGUE : viendrait du latin Larga, nom d'une importante station romaine sur le ban de Friesen. La rivière prend sa source à Oberlarg, dans le massif du Glaserberg, et se jette dans l'Ill à Illfurth après un parcours d'environs 43 km. Au 19ème siècle, elle fournissait l'eau à 53 moulins répartis dans 34 villages. Ses crues importantes, parfois meurtrières, ont inspiré une supplique: O Larg, O Larg! Treib's nicht zu arg. Ce qui se traduit par: Oh Largue, Oh Largue, ne soit pas trop mauvaise!

Site de Mannlefelsen : L'abri sous roche de Mannlefelsen, le rocher des nains, conserve les vestiges d'un campement de chasseurs du Paléolithique. Cette période, s'étend sur plusieurs millions d'années, se termine vers 9000 Av J.C. avec le réchauffement postglaciaire. La pérennité de l'occupation est attestée par un crâne et des tessons de l'ère mésolithique. Ce site, parmi les plus importants de la région, permet de reconstituer le mode de vie des chasseurs, ainsi que l'histoire climatique et biologique du Jura postglaciaire.

LUCELLE : Lucelle viendrait peut-être de l'allemand Lützel , maison de lumière, à moins que ce soit la rivière qui aurait donné le nom à l'abbaye et proviendrait de la racine celte Luch, de l'eau.
L'abbaye de Lucelle est fondée au 12ème siècle, mais la commune naît des ruines du domaine abbatial après la révolution. L'activité industrielle, au travers d'une forge et d'une fonderie, prend vie dix ans plus tard. Le minerai est importé de Délémont jusqu'en 1814. Après le changement de frontière, il est extrait du sous-sol des communes de Winkel, Kiffis, Ligsdorf et Courtavon. A la fin du second empire, l'activité commence à diminuer, et plus encore après l'annexion de l'Alsace par l'Allemagne. Les hauts-fourneaux cessent leur activité en 1882.  Ouverture d'une maison familiale en 1961. On y mange très bien, la qualité et la quantité sont à un prix raisonnable. En cas de problème, demander le patron : Mr le Chanoine DISS

Démographie : plus petite commune du Haut Rhin: en 1999: 47 habitants;  41 hab. en 2007, mais, comptait en 1835, au temps des forges 320 habitants.

En 2008, pour les élections municipales: 39 électeurs inscrits; 34 votants (87%); zéro (0) bulletins blanc ou nul.

ABBAYE DE LUCELLE : En 1123, Hugues, Amédée et Richard de Montfaucon, trois frères de Besançon qui possédaient d'importantes terres à Lucelle y établissent une abbaye. 23ème fondation de l'ordre de Cîteaux (fondée par St Bernard de Clairvaux), occupée dès l'année suivante par 12 moines. Pauvreté et simplicité caractérisent les premiers locaux en bois construits à l'ombre d'une église romane dédiée à la Vierge. Au 12ème siècle, les moines affluent de plus en plus nombreux, à tel point que Lucelle va fonder à son tour 7 abbayes « filles » entre 1133 et 1195.
Les 13è et 14ème siècle sont prospères malgré des dévastations des terres entre 1225 et 1230. En 1346 a lieu la consécration d'une nouvelle église abbatiale de style gothique. L’abbaye connaît les pillages et dévastations causés par les conflits en 1375, 1444, 1460 et1499. Au cours de la guerre de Trente Ans, l'abbaye de Lucelle est dévastée et le couvent reste à l'abandon jusqu'en 1657, date à laquelle Bernardin Buchinger et 11 moines s'y réinstallent. Après l'incendie de 1699, l'abbé Nicolas Delfis restaure et agrandit les bâtiments.
Au 18ème siècle, l'abbaye compte 50 moines, dont un tiers établi dans les prieurés et les paroisses. A cette époque Lucelle bat la monnaie. Mais la révolution va anéantir tout ceci. Les biens sont séquestrés en 1790 et vendus par la suite. En 1792, les derniers moines, avec à leur tête Benoit Noblat, le 46è abbé de Lucelle, quittent définitivement les lieux.

LES EBOURBETTES : Située sur la frontière Franco – Suisse, la ferme des Ebourbettes, ancienne propriété de l'abbaye de Lucelle, figurait déjà sur les cartes en 1762.
Elle a servi de base clandestine pour le passage de résistants en Suisse durant la 2ème guerre mondiale. C'est ici qu'eut lieu, le 26 avril 1942, le passage en Suisse du général Giraud, qui s'était évadé, avec l'aide d'un réseau de résistants, de la forteresse allemande de Koenigstein le 17avril. Il rejoignit ensuite Alger et prit la tête des Force Françaises en Afrique du Nord.

ROCHER DES SORCIERES : belle vue sur le château, les fermes de Morimont et la Vacherie. Selon la croyance populaire, les sorcières se réunissaient toujours sur un point élevé, bien visible pour les arrivants.

CHATEAU DE MORIMONT : c'est le château d'Alsace, le plus au sud, presque à la frontière avec la Suisse et le seul de la région à être en calcaire. Il a été bâti à la fin du Moyen Âge. Certains font remonter l'origine du château primitif au 8ème siècle. La famille Morimont, originaire de Porrentruy, s'installe en ces lieux, elle est mentionnée en 1183 comme vassaux des comtes de Ferrette. Morimont est mentionné au 13ème sous la dénomination germanique de « Moesperg ».
En 1356, le tremblement de terre qui dévaste Bâle détruit aussi en partie le château.
Vers 1475, avec l'amélioration des armes à feu, Gaspart de Morimont transforme et adapte le château à l'artillerie naissante. Ces travaux dureront 30 ans et ce site devient un verrou important.
Au 16ème siècle, la forteresse n'est plus inquiétée. D'abord personne n'ose se frotter à une telle débauche de canons, et ensuite, les Suisses préfèrent des actions de harcèlements plutôt qu'un siège ou une attaque de position.
1637, guerre de 30 ans: les troupes françaises attaquent, pillent et détruisent le château. Il ne sera plus reconstruit. Avec le progrès des armes à feu et vu la situation du château entouré de collines, la forteresse n'était plus vraiment stratégique. Il est fort probable que les habitants des environs soient venus prendre des pierres pour (re)construire leurs fermes.
1792, les révolutionnaires le déclarent Bien National et il est vendu.
1826, au milieu des ruines 4 Jurassiens Suisses jurent de délivrer le Jura de l'oligarchie Bernoise. 4 ans plus tard le serment est tenu.
1841, la ruine est classée monument historique.
1870, premiers travaux de consolidation.
1976 (env.), des jeunes de Leimbach ont entrepris des fouilles, voire des restaurations, mais faute de moyens, ils ont dû abandonner les travaux. Aujourd'hui, les ruines sont propriété du Conseil Général du Haut Rhin.

Pour information : L’accès au château est fermé par une grille, par mesure de précaution. Mais, il est possible d’en faire le tour.  

FERME DE MORIMONT : ancien château des comtes de Vignacourt, construit en 1755 avec en partie des pierres de l'ancien château. Le bâtiment fut reconstruit en 1797, rehaussé d'un campanile pour appeler les salariés agricoles. Le domaine s'étendait sur 142 ha en 1830. En 1914, sur 372 ha, il est mis sous séquestre par les allemands.